Défis de batteules : un disque numérique

Depuis 2017, Arnaud le Gouëfflec et moi nous affrontons dans des batteules de poésie,  implacables et versifiées, arbitrées par Anne Jullien.
Elles comportent des exercices d’improvisation, imaginés par Anne, mais également, chaque fois, un grand défi, préparé, lui, à l’avance.
La recette du porc au caramel à la vietnamienne façon Victor Hugo, la chanson de Roland en haïku, un poème en langue de bois, se faire l’avocat du diable…

Les défis de ces batteules contre Arnaud, captés dans les cafés, médiathèques ou autres lieux où nous nous sommes rigolotement bagarrés, font l’objet du disque numérique ci-dessous.
On trouve également dans ce disque un défi relevé par Clotilde de Brito, à l’occasion d’une rencontre qui nous mettait aux prises tous les trois, place Guérin, voici deux ans.

L’écoute en ligne est gratuite, et le téléchargement servira à financer l’impression d’un livre.

Voir aussi : https://facebeglisepetitefolie.bandcamp.com/album/batteules?fbclid=IwAR0poh_2azF7ti8bnN3aLw4Sssk0TIhXMbclfDatC2dhS8nmt4nPGIjLhYM

Publié dans batteules | Laisser un commentaire

Chaussette isolée

Suite et fin des poèmes présentés au lavoir de la rue St Malo à l’occasion du lancement des poétickets  en février dernier.

Ô le grand amour perdu !
Quand le linge est suspendu,
On entend la mélopée
De la chaussette isolée.

Dans le bassin du lavoir, un quatrain écrit à la craie (pas très visible sur les photos):

Ce sauvage pédiluve
En remontre à l’océan
Aucun nageur imprudent
Ne se hasarde en sa cuve

 

Publié dans Poèmes objets | Laisser un commentaire

Pantalonnades

Quatre poèmes sur pantalon, suspendu à l’occasion du lancement des poétickets au lavoir de la rue St Malo en février dernier.

Une muse tantôt qui me tenait la jambe
A voulu qu’impromptu je composasse un iambe

*

Celui que j’habillais n’était pas un fantoche
Il conservait toujours trois euros dans sa poche

*

On vit sans y penser on meurt en pantalon
Ni le genre en smoking ni parfait Apollon

*

Le dimanche au bistrot je loge un animal
Qui se sent sale et beau dans un ancien futal

Publié dans Poèmes objets | Laisser un commentaire

Ma bouée beniget

Encore un poème présenté en février dernier pour le lancement des poétickets.

Quand le soleil a fait naufrage
La lune s’y raccroche-t-on
Le jour fit l’ombre à son image
La mer y danse ton sur ton
Avec le ciel et la bouée
Qui dans la houle disparaît
La providence soit louée
Pour qui la retrouve en secret

Publié dans Poèmes objets | Laisser un commentaire

Parasol

Poème à l’intérieur d’un parasol suspendu, présenté en février dernier au lavoir de la rue St Malo à Brest, à l’occasion du lancement du jeu des poétickets.
Le poème débute au segment marqué du chiffre 1, en bas à droite (à 17h).

Publié dans Poèmes objets | Laisser un commentaire

La batteule prévue pour les Escales de Binic

Anne Jullien, arbitre internationale, nous a proposé à Clotilde de Brito et moi de disputer en visioconférence la batteule prévue pour les Escales de Binic. La voici en intégralité, 4 épreuves d’impro et les deux défis.

Publié dans batteules | Laisser un commentaire

Coq et tourte

Le 28 mars aurait dû avoir lieu une batteule de poésie aux escales de Binic, évidemment annulée. Clotilde de Brito et moi nous étions lancés un défi à préparer pour le jour dit. Clotilde a publié le sien en vidéo (lien plus bas). Voici le mien.


Le défi de Clotilde :

https://www.facebook.com/761583885/videos/10157937160103886/

Le texte de mon défi :

Quand on vit comme un coq en pâte, mange-t-on de la tourte au poulet ?

Le bon sens, qui gouverne ici bas toutes choses,
A voulu qu’un rosier fût en charge de roses,
Et par un autre effet de son gouvernement,
C’est à moi qu’on réclame un éclaircissement,
Quand un point de science ou de philosophie
Nécessite soudain qu’un esprit s’ingénie.

Sur le point de manger de la tourte au poulet,
Confucius ne dit rien et Socrate est muet.
Qu’on juge la valeur de tout ce que je pense
Et que je vais vous dire à leur profond silence.

Tâchons pour commencer d’établir la question.
De quoi le coq en pâte est-il donc l’expression ?
Mais d’un assassinat – et de son codicille –
Qu’on commet aux dépens de certain volatile
Avec une intention dont le motif est clair :
Pour qu’il se taise enfin, on mange Chantecler.
Le lendemain matin, quand les poules s’éveillent,
Le meurtrier content dort sur ses deux oreilles,
Digérant le forfait dont il fit un pâté.
Le sommeil bienheureux l’a comme innocenté.
C’est d’un crime très doux qu’il s’est rendu coupable,
Et son plus grand plaisir fut de se mettre à table ;
Enfin sur son visage on lit tant de bonheur,
Le coq en sa gelée avait tant de saveur,
Qu’il faut que le jury maintenant lui pardonne
Et le laisse dormir après que midi sonne.
Voilà ce dont le coq en pâte est l’expression :
La grasse matinée et la relaxation.
Le ciel en soit loué, cet Artaban de Bresse
Ne chante en son pâté qu’un hymne à la paresse.
C’est un autre avatar, incontestablement,
Du lièvre qu’évoquait monsieur de Saint-Amant ;
S’il faut à ne rien faire une étymologie,
On la trouve en lisant sa docte poésie.

Là n’est point mon sujet. Examinons l’oisif
Tout univoquement sur un plan nutritif.
Puisqu’il aime la sieste et que la vie est courte,
Faut-il au paresseux qu’on prescrive une tourte ?
Soyons plus exhaustif, la question précisait :
Faut-il qu’on lui prescrive une tourte au poulet ?
L’en priver sans objet cela serait indigne.
Se nourrir est un droit dont la tourte est le signe.
À moins qu’un paresseux ne fût végétarien,
Un tourte au poulet le sustente assez bien.
Doit-il se l’imposer ? Faut-il qu’il s’en contente
Sous le prétexte indu qu’une tourte alimente ?
Il me paraît assez qu’à la double question
On ne doive opposer la double négation.
Une tourte au poulet est une belle chose,
Mieux vaut la savourer comme on s’offre une pause.
Tout l’art du gastronome est dans le choix du met ;
C’est la diversité que cherche le gourmet,
Qui peut se contenter de cueillir un pétale
Et sait se délecter d’une tourte à l’escale.

Publié dans batteules | Laisser un commentaire

Grenouille et marmotte

Le deux février dernier, à La petite vitesse à St Brieuc, Michelle Bolduc et moi avons présenté notre conte bilingue Français/Anglais La traductrice et la grenouille.

Le conte était suivi d’une batteule de poésie entre Clotilde de Brito et moi, arbitrée par Michelle, sur le thème du « réveil de la marmotte ».

Dans la vidéo, 3 mn d’extraits du conte et la batteule en intégralité.

 

Publié dans Divers | Laisser un commentaire

Poésie objective

La batteule de poésie objective au Café du coin d’la rue à Brest, en (presque) intégralité :

Publié dans batteules | Laisser un commentaire

Le chat qui voulait être lion

Le vendredi soir, dans l’émission Play it again Sam sur Fréquence mutine (18h – 19h) je lis une fable de mon cru. La fable de tout à l’heure : Le Peut-être et son pourquoi.

Le chat qui voulait être lion

C’est un état de la nature
Que tout animal se figure
Occuper dans le règne une autre position :
Un chat voulut être le lion.
Mais, répugnant à courir la savane
Où le grand fauve se pavane,
Pour accomplir ce beau dessein
Il nomma « rocher » son coussin,
En appliquant la loi d’Ésope,
De la souris fit l’antilope
Et quand on lui servit du mou
S’imagina croquer un gnou.
Ce n’était pas manquer d’esprit pratique :
On est chez soi roi d’Amérique.

Publié dans Divers | Laisser un commentaire