Dans un banc d’ardoises

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Dix plus unième

Avec déjà dix batteules au compteur, les poètes Hervé Eléouet et Arnaud Le Gouëfflec sont contusionnés mais contents, et ils ne rêvent que d’une chose : remettre ça. Ils s’affronteront donc à nouveau dans un match sans merci, à coups d’alexandrins ou d’octosyllabes, autour d’un thème sulfureux et interdit, qui commence par Reli et se termine par Gion.

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EACM 1 et 2

La plupart des grandes choses méritent qu’on les désigne par un acronyme : SNCF, ONU, OVNI ou MEBP (Mutuelle des Éclateurs de Papier Bulle). Parmi elles, n’est-il pas juste de compter les podcasts des deux premiers épisodes d’Épouvante À Coat Mevel, feuilleton gracieusement interprété chaque-vendredi-soir-hors-vacances-scolaires dans l’émission Play it again Sam (PITAS) de 18h à 19h ?

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Quelques pieds

De très courts extraits de Balthazar ou la chaussure à son pied, joué à la chapelle Ste Philomène à Plourin-lès-Morlaix fin septembre :

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Poésie judiciaire

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Epouvante à Coat Mevel

L’Iliade et L’Odyssée sont des épopées tout ce qu’il y a de réglementaires, et je mets au défi n’importe quel amateur du genre de ne pas y trouver son content de guerriers farouches, d’épouses qu’on enlève ou de rebondissements spectaculaires. Mais nous sommes au XXIème siècle, que diable, et ce vieux bougre d’Homère ne connaissait pas les dernières nouvelles en matière de Darwinisme ou de bicyclette. Il était temps que quelqu’un forgeât dans un matériau contemporain une épopée tout aussi pertinente que ces vieilles choses grecques. Le doigt du destin se demandait depuis quelque temps sur quel auteur pointer son ongle fatal afin de le charger de la besogne. Évidemment, c’est sur moi que c’est tombé.

Le résultat est un feuilleton en 12 épisodes, significativement intitulé Épouvante à Coat Mevel, dont il sera vigoureusement donné lecture – du premier épisode en tout cas – dans Play it again Sam sur Fréquence Mutine, entre 17h30 et 18h30, cette après-midi même.

On y représentera la petite enfance de Georges Le Bihan, Achille des temps modernes, en s’attardant sur une scène particulière – à mon avis, les philosophes et les psychiatres n’ont pas fini de la commenter – qu’il vécut quand il avait six ans.

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Batteule en octobre

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Poèmes sans pépins

Dimanche 7 octobre, Adélaïde et moi improvisons des poèmes à la demande à la fête des pommes, du miel et des champignons à Brasparts. 2 euros le poème.

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Balthazar ou la chaussure à son pied

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Double ballade

Sur un vieux miroir

Comme ayant vécu tant d’années,
Mon front s’est beaucoup dégarni,
Depuis que j’ai quitté le nid,
Mes ailes s’y sont attardées,
Mais l’âge m’en avait proscrit.
J’ai changé cent fois de visage,
Et pour tout ce que j’ai mûri,
Je recommande d’être sage.

Ce sont les feuilles chiffonnées
Que le vent porte à sa merci,
Ou par le monde, ou par ici,
Chaque passant les a foulées,
Tant qu’elles vont périr ainsi ;
Toute feuille est à notre image,
Nul ne s’en peut défendre, aussi
Je recommande d’être sage.

Même les roses sont fanées,
Qui formaient un si bel épi,
Cependant, à leur grand dépit,
Le temps les a disséminées.
Il faut en prendre son parti,
Et comme la saison volage
Fait d’une rose un confetti,
Je recommande d’être sage.

Dans les bois, les bûches cernées
Sont les bras et le corps failli
Du beau chêne, qu’ont assailli
Les bûcherons et les cognées.
Le vin, tiré d’un fût vieilli,
Ne rappelle point, dit l’adage,
Le raisin qu’on avait cueilli :
Je recommande d’être sage.

Si mes leçons sont illustrées
Pour qu’on en fasse grand profit,
Trois maximes auraient suffit.
Les voici donc administrées :
Par le hasard être loti,
Ne pas s’éloigner du rivage,
Tôt revenu, tôt reparti :
Je recommande d’être sage.

Premiers venus, cadets, puînées,
Qu’importe le chemin qu’on suit ?
La mort au silence a réduit
Même les têtes couronnées :
Nul n’obtiendra de sauf-conduit,
Qu’on soit le roi, qu’on soit le page,
Vivre n’est qu’un état fortuit :
Je recommande d’être sage.

Enfant, j’ai le cheveu blanchi :
Vieillir est-il de bon usage ?
Il n’est portrait que réfléchi :
Je recommande d’être sage.

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