Quelques pieds

De très courts extraits de Balthazar ou la chaussure à son pied, joué à la chapelle Ste Philomène à Plourin-lès-Morlaix fin septembre :

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Poésie judiciaire

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Epouvante à Coat Mevel

L’Iliade et L’Odyssée sont des épopées tout ce qu’il y a de réglementaires, et je mets au défi n’importe quel amateur du genre de ne pas y trouver son content de guerriers farouches, d’épouses qu’on enlève ou de rebondissements spectaculaires. Mais nous sommes au XXIème siècle, que diable, et ce vieux bougre d’Homère ne connaissait pas les dernières nouvelles en matière de Darwinisme ou de bicyclette. Il était temps que quelqu’un forgeât dans un matériau contemporain une épopée tout aussi pertinente que ces vieilles choses grecques. Le doigt du destin se demandait depuis quelque temps sur quel auteur pointer son ongle fatal afin de le charger de la besogne. Évidemment, c’est sur moi que c’est tombé.

Le résultat est un feuilleton en 12 épisodes, significativement intitulé Épouvante à Coat Mevel, dont il sera vigoureusement donné lecture – du premier épisode en tout cas – dans Play it again Sam sur Fréquence Mutine, entre 17h30 et 18h30, cette après-midi même.

On y représentera la petite enfance de Georges Le Bihan, Achille des temps modernes, en s’attardant sur une scène particulière – à mon avis, les philosophes et les psychiatres n’ont pas fini de la commenter – qu’il vécut quand il avait six ans.

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Batteule en octobre

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Poèmes sans pépins

Dimanche 7 octobre, Adélaïde et moi improvisons des poèmes à la demande à la fête des pommes, du miel et des champignons à Brasparts. 2 euros le poème.

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Balthazar ou la chaussure à son pied

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Double ballade

Sur un vieux miroir

Comme ayant vécu tant d’années,
Mon front s’est beaucoup dégarni,
Depuis que j’ai quitté le nid,
Mes ailes s’y sont attardées,
Mais l’âge m’en avait proscrit.
J’ai changé cent fois de visage,
Et pour tout ce que j’ai mûri,
Je recommande d’être sage.

Ce sont les feuilles chiffonnées
Que le vent porte à sa merci,
Ou par le monde, ou par ici,
Chaque passant les a foulées,
Tant qu’elles vont périr ainsi ;
Toute feuille est à notre image,
Nul ne s’en peut défendre, aussi
Je recommande d’être sage.

Même les roses sont fanées,
Qui formaient un si bel épi,
Cependant, à leur grand dépit,
Le temps les a disséminées.
Il faut en prendre son parti,
Et comme la saison volage
Fait d’une rose un confetti,
Je recommande d’être sage.

Dans les bois, les bûches cernées
Sont les bras et le corps failli
Du beau chêne, qu’ont assailli
Les bûcherons et les cognées.
Le vin, tiré d’un fût vieilli,
Ne rappelle point, dit l’adage,
Le raisin qu’on avait cueilli :
Je recommande d’être sage.

Si mes leçons sont illustrées
Pour qu’on en fasse grand profit,
Trois maximes auraient suffit.
Les voici donc administrées :
Par le hasard être loti,
Ne pas s’éloigner du rivage,
Tôt revenu, tôt reparti :
Je recommande d’être sage.

Premiers venus, cadets, puînées,
Qu’importe le chemin qu’on suit ?
La mort au silence a réduit
Même les têtes couronnées :
Nul n’obtiendra de sauf-conduit,
Qu’on soit le roi, qu’on soit le page,
Vivre n’est qu’un état fortuit :
Je recommande d’être sage.

Enfant, j’ai le cheveu blanchi :
Vieillir est-il de bon usage ?
Il n’est portrait que réfléchi :
Je recommande d’être sage.

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Commentaire d’un match de foot en alexandrins

Mercredi dernier, batteule de poésie spéciale foute au Mouton à 5 pattes.
Le défi que m’avait lancé Arnaud quelques semaines plus tôt consistait à écrire le commentaire d’un match de foot en alexandrins.
Voici le résultat, que j’ai récité mercredi, en attendant bientôt un compte rendu complet de la batteule :

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Batteule de juin

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Logos-rallyes des collégiens

En mars dernier, au collège de Kerzouar à Saint-Renan, au cours d’un chouette atelier d’écriture initié par le collège et Penn ar Jazz, des élèves de deux classes de quatrième m’avaient lancé le défi d’écrire deux poèmes sur le thème de l’amour contenant des mots choisis par eux – eux-même devant, au cours de l’atelier, se plier à un semblable exercice.

Les mots imposés par les quatrième D : dissolvant, prise électrique, chou-fleur, otarie, Pampers, désherber et additif.

Madame, quelquefois je vais sous vos fenêtres
Pour vous dire un poème, et j’espère souvent
Que Cupidon vous frappe et nous fussions deux êtres
Qu’on ne peut désunir par aucun dissolvant.

Pour moi, je me souviens de cet instant magique
Où je vous aperçus pour la première fois :
Si j’eusse mis les doigts dans la prise électrique,
Je n’en eusse éprouvé de plus brûlants émois.

Je suis assez mal fait, hélas, pour qu’on s’en rie :
J’ai le nez de travers, j’ai l’oreille en chou-fleur,
Mais d’un autre côté je fais bien l’otarie
Et quand je me dandine on me dit bon acteur.

Sachez que de l’Arctique aux confins du Bengale,
Dans l’Inde ou dans le Siam, dans le Lot ou le Gers,
En aucun lieu, jamais, je n’ai vu votre égale
Depuis l’âge où, bébé, je portais des Pampers.

Sur mon crâne autrefois il poussait une gerbe ;
Il n’y reste aujourd’hui qu’un seul petit cheveu ;
Mais si le temps cruel me voûte et me désherbe,
Je sais de mon amour l’inextinguible feu.

Post scriptum :
J’ajoute à cette lettre un petit additif :
Si cela vous déplaît je couperai ce tif.

Les mots imposés par les quatrième B : quarantaine, hebdomadaire, autopsie, maniaque, slurp, pharmaceutique, antisèche, aspirateur, globuleux, bernard-l’hermite et pachyderme.

J’ai dépassé la quarantaine
Où sont les jours et les semaines

Où sont mes souvenirs passés
Et les printemps et les étés

On croit que tout mène à Cythère
Mais le monde est hebdomadaire

Je meurs je meurs pour celle-là
Que j’aime et qui ne m’aimait pas

Quand on fera mon autopsie
On trouvera son cœur aussi

Pourquoi se faire le devoir
D’aimer ce qu’on ne peut revoir

Ulysse était un vieux maniaque
Pourquoi tenter de joindre Ithaque

Sur le grand trône qu’il usurpe
Il boit sa soupe en faisant slurp

Il fallait à ce pathétique
Une odyssée pharmaceutique

Celle que j’aime et que j’aimais
Je ne veux la revoir jamais

Ni l’oublier mon antisèche
Est un cœur percé d’une flèche

Il pompe cet aspirateur
Toute ma peine et ma douleur

Et passe par les ventricules
Un petit fleuve ridicule

De sang amer et globuleux
Et des regrets qui vont aux yeux

Bernard-l’hermite ou pachyderme
Pour nous l’amour n’a pas de terme

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