Un poème ?

Dans un monde qui ressemble à une grosse planète entourée d’étoiles, il est important d’acheter un poème de temps en temps. La clientèle soucieuse d’en acquérir de bonne facture et à moindre prix s’adresse inévitablement à Hervé Éléouet et Adélaïde. Ceux qu’ils improvisent contre 2 euros à l’occasion d’une fête ou dans la rue leur ont attiré une juste renommée. Hélas, le public présent est seul en mesure de profiter d’une offre exceptionnelle.

Adversaires déclarés de l’inégalité de traitement, Hervé Éléouet et Adélaïde proposent maintenant sur ce site une gamme de trois poèmes, dont il est possible de commander la rédaction sur le sujet de votre choix : le SIZUN, le MI-SONNET et la STROPHIQUE.

Les poèmes, tapés sur une carte à la machine et dûment affranchis, sont expédiés par la poste. Un poème coûte 12 euros. Pour en commander, il faut cliquer sur le bouton qui figure en bas de cette page, afin d’accéder au formulaire sur lequel vous indiquerez le thème et le type du poème que vous souhaitez recevoir. Le délai nécessaire pour l’écrire peut atteindre sept jours, si la muse dispense ses faveurs avec discrétion.

Le timbre est un poème aussi

L’homme ou la femme désireux de donner au sujet de son choix la forme d’un excellent poème choisira l’une de nos trois spécialités :

– le SIZUN

Forme commune dans les Monts d’Arrée. Il se compose de six vers en référence à six Huns, compagnons d’Attila, qui ravagèrent la région au Vème siècle (l’herbe n’a pas encore partout repoussé depuis cette époque). Le Sizun commence toujours par le son « si » et s’achève par une rime en « un » (ou « ein », « ain », etc). Un Sizun ne doit jamais être repoussant, ce qui évidemment dépend de l’opinion de son lecteur (mais on paye d’avance).

Exemple de SIzun

– le MI-SONNET

Délicieux poème composé d’un quatrain et d’un tercet. L’avant-dernier vers de ce tercet présente une exquise rime intérieure.

Exemple de Mi-sonnet

– La STROPHIQUE

Se compose sur deux rimes, selon le modèle ci-dessous :

Afin de concevoir un poème esthétique,
Mettons sur douze pieds un ouvrage qui tient
Parce qu’on l’a sanglé dans un tercet pratique.

Complétons-le par un distique,
Tout grand poème inclut le sien ;

On déduit sa valeur du propos qu’il contient.
Ce gracieux monument, élevé brique à brique,
Avant de disparaître et de n’être plus rien,
S’achève par un vers unique.

Exemple de Strophique

S’employant de leur mieux à servir les sujets qui leur sont proposés par leur clientèle, Hervé Éléouet et Adélaïde, dans le métier de composer des vers, s’honorent d’une réputation sans tache.

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Défis de batteules : un disque numérique

Depuis 2017, Arnaud le Gouëfflec et moi nous affrontons dans des batteules de poésie,  implacables et versifiées, arbitrées par Anne Jullien.
Elles comportent des exercices d’improvisation, imaginés par Anne, mais également, chaque fois, un grand défi, préparé, lui, à l’avance.
La recette du porc au caramel à la vietnamienne façon Victor Hugo, la chanson de Roland en haïku, un poème en langue de bois, se faire l’avocat du diable…

Les défis de ces batteules contre Arnaud, captés dans les cafés, médiathèques ou autres lieux où nous nous sommes rigolotement bagarrés, font l’objet du disque numérique ci-dessous.
On trouve également dans ce disque un défi relevé par Clotilde de Brito, à l’occasion d’une rencontre qui nous mettait aux prises tous les trois, place Guérin, voici deux ans.

L’écoute en ligne est gratuite, et le téléchargement servira à financer l’impression d’un livre.

Voir aussi : https://facebeglisepetitefolie.bandcamp.com/album/batteules?fbclid=IwAR0poh_2azF7ti8bnN3aLw4Sssk0TIhXMbclfDatC2dhS8nmt4nPGIjLhYM

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Chaussette isolée

Suite et fin des poèmes présentés au lavoir de la rue St Malo à l’occasion du lancement des poétickets  en février dernier.

Ô le grand amour perdu !
Quand le linge est suspendu,
On entend la mélopée
De la chaussette isolée.

Dans le bassin du lavoir, un quatrain écrit à la craie (pas très visible sur les photos):

Ce sauvage pédiluve
En remontre à l’océan
Aucun nageur imprudent
Ne se hasarde en sa cuve

 

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Pantalonnades

Quatre poèmes sur pantalon, suspendu à l’occasion du lancement des poétickets au lavoir de la rue St Malo en février dernier.

Une muse tantôt qui me tenait la jambe
A voulu qu’impromptu je composasse un iambe

*

Celui que j’habillais n’était pas un fantoche
Il conservait toujours trois euros dans sa poche

*

On vit sans y penser on meurt en pantalon
Ni le genre en smoking ni parfait Apollon

*

Le dimanche au bistrot je loge un animal
Qui se sent sale et beau dans un ancien futal

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Ma bouée beniget

Encore un poème présenté en février dernier pour le lancement des poétickets.

Quand le soleil a fait naufrage
La lune s’y raccroche-t-on
Le jour fit l’ombre à son image
La mer y danse ton sur ton
Avec le ciel et la bouée
Qui dans la houle disparaît
La providence soit louée
Pour qui la retrouve en secret

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Parasol

Poème à l’intérieur d’un parasol suspendu, présenté en février dernier au lavoir de la rue St Malo à Brest, à l’occasion du lancement du jeu des poétickets.
Le poème débute au segment marqué du chiffre 1, en bas à droite (à 17h).

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La batteule prévue pour les Escales de Binic

Anne Jullien, arbitre internationale, nous a proposé à Clotilde de Brito et moi de disputer en visioconférence la batteule prévue pour les Escales de Binic. La voici en intégralité, 4 épreuves d’impro et les deux défis.

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Coq et tourte

Le 28 mars aurait dû avoir lieu une batteule de poésie aux escales de Binic, évidemment annulée. Clotilde de Brito et moi nous étions lancés un défi à préparer pour le jour dit. Clotilde a publié le sien en vidéo (lien plus bas). Voici le mien.


Le défi de Clotilde :

https://www.facebook.com/761583885/videos/10157937160103886/

Le texte de mon défi :

Quand on vit comme un coq en pâte, mange-t-on de la tourte au poulet ?

Le bon sens, qui gouverne ici bas toutes choses,
A voulu qu’un rosier fût en charge de roses,
Et par un autre effet de son gouvernement,
C’est à moi qu’on réclame un éclaircissement,
Quand un point de science ou de philosophie
Nécessite soudain qu’un esprit s’ingénie.

Sur le point de manger de la tourte au poulet,
Confucius ne dit rien et Socrate est muet.
Qu’on juge la valeur de tout ce que je pense
Et que je vais vous dire à leur profond silence.

Tâchons pour commencer d’établir la question.
De quoi le coq en pâte est-il donc l’expression ?
Mais d’un assassinat – et de son codicille –
Qu’on commet aux dépens de certain volatile
Avec une intention dont le motif est clair :
Pour qu’il se taise enfin, on mange Chantecler.
Le lendemain matin, quand les poules s’éveillent,
Le meurtrier content dort sur ses deux oreilles,
Digérant le forfait dont il fit un pâté.
Le sommeil bienheureux l’a comme innocenté.
C’est d’un crime très doux qu’il s’est rendu coupable,
Et son plus grand plaisir fut de se mettre à table ;
Enfin sur son visage on lit tant de bonheur,
Le coq en sa gelée avait tant de saveur,
Qu’il faut que le jury maintenant lui pardonne
Et le laisse dormir après que midi sonne.
Voilà ce dont le coq en pâte est l’expression :
La grasse matinée et la relaxation.
Le ciel en soit loué, cet Artaban de Bresse
Ne chante en son pâté qu’un hymne à la paresse.
C’est un autre avatar, incontestablement,
Du lièvre qu’évoquait monsieur de Saint-Amant ;
S’il faut à ne rien faire une étymologie,
On la trouve en lisant sa docte poésie.

Là n’est point mon sujet. Examinons l’oisif
Tout univoquement sur un plan nutritif.
Puisqu’il aime la sieste et que la vie est courte,
Faut-il au paresseux qu’on prescrive une tourte ?
Soyons plus exhaustif, la question précisait :
Faut-il qu’on lui prescrive une tourte au poulet ?
L’en priver sans objet cela serait indigne.
Se nourrir est un droit dont la tourte est le signe.
À moins qu’un paresseux ne fût végétarien,
Un tourte au poulet le sustente assez bien.
Doit-il se l’imposer ? Faut-il qu’il s’en contente
Sous le prétexte indu qu’une tourte alimente ?
Il me paraît assez qu’à la double question
On ne doive opposer la double négation.
Une tourte au poulet est une belle chose,
Mieux vaut la savourer comme on s’offre une pause.
Tout l’art du gastronome est dans le choix du met ;
C’est la diversité que cherche le gourmet,
Qui peut se contenter de cueillir un pétale
Et sait se délecter d’une tourte à l’escale.

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Grenouille et marmotte

Le deux février dernier, à La petite vitesse à St Brieuc, Michelle Bolduc et moi avons présenté notre conte bilingue Français/Anglais La traductrice et la grenouille.

Le conte était suivi d’une batteule de poésie entre Clotilde de Brito et moi, arbitrée par Michelle, sur le thème du “réveil de la marmotte”.

Dans la vidéo, 3 mn d’extraits du conte et la batteule en intégralité.

 

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Poésie objective

La batteule de poésie objective au Café du coin d’la rue à Brest, en (presque) intégralité :

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