Le rire de Bergson – tentative de saucisson sur le meurtre à l’ail

A peu de choses près, nous sommes vendredi dernier. C’est l’occasion rêvée d’écrire la critique littéraire du Rire de Bergson (comme promis). La prochaine fois que Bergson écrira Le rire, il fera bien de le publier sous le titre : Meurtre au laboratoire d’analyses et de confier l’enquête à Hercule Poirot ou Arsène Lupin. Parce que s’il y a bien des bouquins qu’on ne peut pas refermer avant de connaître le fin mot de l’histoire, ce sont tous ces trucs policiers. L’impatience de savoir le nom du criminel et la raison pour laquelle il (ou elle) a laissé un bouchon de champagne et deux cuillères à soupe de détergent sur le lieu du crime vous font oublier jusqu’à l’heure du dîner.

 Nous sommes donc lundi. Lundi, c’est aujourd’hui. Si vous lisez ces lignes demain, nous sommes hier. Chouette. L’appétit de vivre irradie toutes les choses. On a beau savoir que la terre tourne en rond, certains jours elle a l’air de trottiner dans l’espace pour nous emporter vers des galaxies meilleures. Chouette. Un post-it, collé sur mon bureau, porte l’inscription : « Tentative de saucisson sur le meurtre à l’ail ». C’est à ce genre de fulgurances qu’on reconnaît le poète. Il est indéniable que la lecture des romans policiers influence mon œuvre. Je viens d’entendre à la radio que les Sumériens ont inventé l’écriture. C’est tout à fait leur genre. Quand on pense qu’une si lointaine civilisation aboutit à ce qu’un type tel que moi griffonne sur un bout de papier des pensées dignes de Pascal, on a le vertige.

Un lecteur télépathe me signale à l’instant que mon analyse de la théorie Bergsonienne du rire est un peu maigre. Je trouve, d’une part, que cette intrusion dans un esprit (le mien) occupé de vastes préoccupations est un peu dégoûtante, d’autre part que l’intrus en question ferait bien de regarder la télévision plutôt que de lire des inepties sur internet. En ce qui concerne l’analyse de la théorie Bergsonienne, je la complèterai vendredi, tiens.

 

Vendredi prochain (promis) : Le rire, de Bergson, suite et fin.

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